Aux marges de la ville

Une extension concentrique de la ville

 

La superficie urbanisée à Pékin a été multipliée par 30 depuis le début des années 1990 pour atteindre aujourd’hui plus de 2000 km². Au-delà du centre, où la densité au mètre carré reste très forte (24 000 hab./km²), et de la couronne péricentrale délimitée par le 5e périphérique, les périphéries suburbaines sont moins compactes. Il subsiste quelques espaces ruraux, et aux petits bourgs industriels viennent se greffer de nouveaux quartiers d’habitations. La croissance urbaine périphérique s’opère par densification globale, autour de noyaux préexistants ou de centres créés de toutes pièces (villes-nouvelles). Néanmoins, les tentatives de rééquilibrer la métropoles en créant des centralités en périphérie n’ont pour l’heure pas été des réussites, et la ville-centre continue de drainer des flux incessants de pékinois venus de la lointaine périphérie.

 

C’est aussi dans ces marges suburbaines que s’exprime le mieux le caractère dual de la société pékinoise. Une diversité qui n’existait pas dans la ville maoïste égalitariste et au développement urbain contrôlé. D’un côté les travailleurs migrants (Mingongs) venus des campagnes et qui trouvent difficilement à se loger dans des taudis urbains, de l’autre côté les résidences fermées luxueuses des très riches sur le modèle américain. Les deux, presque face à face de part et d’autre de la même rue.

 

 

 


Photo: Marie-Morgane Paillet
Photo: Marie-Morgane Paillet
Photo: Aurore Deshayes
Photo: Aurore Deshayes
Photo: Maëlys Gaillet
Photo: Maëlys Gaillet